La marche funèbre des milliards.


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« Deux effondrements boursiers vont survenir. Les marchés pourront se remettre du premier mais le second sera catastrophique. » Cette prédiction est tirée de mon livre paru en été 2005. Et la France, malgré les propos rassurants de tous ceux qui connaissent le sujet, ne sera pas épargnée. L'attitude de nos spécialistes se comprend, car ils savent parfaitement que si la panique gagne les clients de nos banques, le phénomène sera précipité.

Grâce ou à cause des progrès réalisés en informatique, des sommes fabuleuses parcourent le monde en des temps qui se comptent en fractions de seconde. En outre, tout ce système vertigineux et hermétique pour la majorité ne repose sur aucune base stable. De la confiance ne découlera jamais une sécurité durable. Trop d'intérêts sont en jeu. Au moindre doute, la panique balaie les certitudes et le fragile édifice s'écroule. Les états, soucieux avant tout de leur avenir, injectent des sommes folles pour régénérer artificiellement les premières entreprises, évidemment financières, qui menacent de tomber mais que pourront-ils faire lorsqu'ils n'auront plus de quoi répondre aux besoins et que le système entier s'écroulera ?

En attendant, les milliards émergent comme par enchantement alors qu'on laisse nos vieux dans la misère, que des millions de familles vivent dans une logique de survie et que l'on empoisonne allègrement ce que l'on respire, ce que l'on boit et ce que l'on mange. Et tout ça dans quel but? Le sacro-saint profit. Peut-être que ceux qui manipulent les données financières peuvent se faire confiance entre-eux. Ils ont le même esprit: toujours gagner davantage d'argent en jouant avec celui des autres. Avec le vôtre, notamment.

La crise d'aujourd'hui ne sera stoppée par aucune frontière, ni par aucun système soi-disant « solide ». Les marchés financiers ne sont plus contrôlables. Tout va trop vite et trop fort. Les monnaies vacillent. En ce qui concerne l'euro, sa fin est arrivée. Chaque pays va tenter de récupérer le maximum de capitaux dans la débâcle qui s'annonce. Sur mon livre, une autre prédiction disait ceci: « Le marché commun va se dissoudre de lui-même par manque d'intérêts -justement- communs et à cause des différences de cultures. Le nombre de ses adhérents ne dépassera pas quinze. » J'ajoute que, lors de la rupture définitive, de graves querelles éclateront concernant la redistribution des capitaux, ou du moins ce qu'il en restera. Les frontières se refermeront mais ce sera compliqué. La France sera montrée du doigt par rapport à son rôle précurseur.

« On » veut nous faire croire que l'Europe compte aujourd'hui plus de quinze membres. C'est faux. Toutes les tentatives visant à officialiser le dernier élargissement ont échouées. Je reviendrai une autre fois sur les conditions qui régissent la mémorisation d'un acte dans l'histoire. « On » essaie par ailleurs de nous endormir et de nous cacher la gravité de la crise actuelle pour éviter qu'une multitude n'assiège les guichets de banque. C'est devenu une habitude depuis trop longtemps. « Les avis autorisés » disent ce qu'il est nécessaire de dire en de telles circonstances dans le but de calmer l'opinion et, par de belles phrases sécurisantes qui n'assurent rien, ils dissimulent consciemment l'imminence d'une déroute mondiale.

Je dirais que l'avenir est sombre. La manipulation d'argent, quelle que soit sa forme, est devenue une véritable drogue de laquelle beaucoup de gens sont dépendants. De nos jours, vous n'êtes pas jugé ni traité en fonction de votre valeur, de vos qualités ou de votre potentiel propre mais sur le contenu de votre compte en banque ou sur vos facilités à exploiter. On étale le tapis rouge devant le pire des imbéciles s'il est à la tête d'une fortune conséquente. Mieux encore : on considère ce qu'il déclare (ou du moins on lui fait hypocritement croire) comme issu d'une intelligence supérieure même s'il s'agit d'une grosse ânerie. Peut-être est-il temps que cet état de fait se termine.

Pour conclure, je suis consciente que je décris un sombre tableau pour un avenir immédiat. Mes voyances sont ce qu'elles sont et, lorsque je « vois » ce genre d'événements, je ne suis pas bien du tout. Je vois tout cela comme un film, en couleur qui plus est, qui se déroule devant les yeux. Tout ce qui détruit me fait mal. J'ai toujours vécu pour construire. Pas étonnant que je vive mal ce monde destructeur de vie.


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