RETOUR SUR LA PLANÈTE D'ÉMERAUDE.
Un temple en ruine, étouffé par une épaisse végétation, avait attiré mon corps astral lors d'un voyage invisible pendant lequel j'envisageais d'étudier les civilisations disparues d'Amérique centrale. Me laissant alors guider par un faisceau de vibrations que je ressentais sympathique, je découvris une cache aménagée sous le temple. Un être, vêtu de blanc, m'accueillit chaleureusement car, d'une part, il était, lui aussi, tout à fait rassuré par mes propres vibrations et, d'autre part, il m'avoua qu'il qu'il suivait mon parcours depuis très longtemps. En ce qui me concernait, je n'avais aucun souvenir de lui, ce qui ne signifiait pas que je n'avais jamais croisé sa route auparavant. Nous communiquions par télépathie car le langage naacal qu'il utilisait était sorti de ma mémoire, bien qu'il ne m'était pas inconnu. A la suite de ce premier contact, il entreprit de me raconter son histoire.
Il venait de la planète d'émeraude. Une grave discorde s'y était produite concernant la garde de douze tablettes d'émeraude sur lesquelles étaient gravés, sur les deux faces, des secrets dont, personnellement, je ne savais rien. Je ne lui ai d'ailleurs rien demandé à ce sujet car je n'essaie jamais de pénétrer un savoir qui ne m'appartient pas. Cependant, il était clair que ces tablettes représentaient à ses yeux un véritable trésor qu'il tenait absolument à protéger, même au péril de sa vie. Pour sauver ce qui devait l'être, il s'enfuit de sa planète avec un ami, parvenant à emporter six des douze précieuses tablettes. Ainsi séparées, elles perdaient tout pouvoir et ne pouvaient donc pas servir de mauvais desseins.
Il avait choisi notre planète comme lieu d'exil parce qu'il la connaissait déjà pour s'y être incarné à plusieurs reprises. Il y construisit un temple, aménagea un abri secret directement sous l'imposante construction puis régna sur une communauté terrienne pendant un certain temps. A peu près mille ans d'après lui. Cependant, malgré ses précautions, il fut victime d'une nouvelle trahison qui l'accabla. Son ami de toujours lui déroba trois des tablettes et disparut dans la nature avec son butin. Il ne parvint pas à le retrouver et son cœur saigne toujours au souvenir de cette inacceptable et incompréhensible forfaiture. Le temps passait sans qu'il ne changeât d'apparence mais sa longévité inhabituelle ne semblait gêner personne autour de lui. Il ne s'était pas incarné dans un corps physique comme les autres fois. Cela ne lui était pas indispensable pour ce qu'il avait à faire ici. Il lui avait donc suffi de se matérialiser pour apparaître comme tout le monde. Entre parenthèse, la matérialisation est un procédé encore employé de nos jours par certains visiteurs qui souhaitent se mélanger discrètement à notre population pour l'étudier et manipuler certains esprits tout à loisir.
C'est une catastrophe naturelle qui mit un terme à sa communauté et qui fut donc à l'origine de son isolement. Depuis, il s'accrochait désespérément aux trois dernières tablettes qui lui restaient. Trois tablettes en émeraude de trente-trois centimètres de long sur vingt-cinq de large dont la préservation était devenue sa seule raison d'exister. Triste destin qui ne me laissa pas insensible mais, comme à mon habitude, je ne pouvais intervenir dans le libre arbitre de mon nouvel ami. Comme je lui demandai où il m'avait rencontrée, il me précisa qu'il m'avait connue lors d'un de mes précédents passages sur la Terre alors qu'il dirigeait encore sa communauté et il était persuadé que je reviendrais à un moment ou à un autre. Voilà qui était fait et il m'affirma qu'il ne me quitterai plus.
Je réintégrai mon domicile, heureuse d'avoir un nouvel ami mais attristée par les drames qui avaient assombri son existence. Plusieurs années s'écoulèrent. J'étais très occupée par mes recherches et je dois reconnaître que je ne suis pas allée le revoir. Il ne m'avait cependant pas oublié et, un soir, vers vingt-trois heures, alors que je travaillais seule dans mon bureau, je fus alertée par des présences. Je recevais souvent des visites astrales dans ces moments-là et c'est pour cette raison que, régulièrement, je déposais mon appareil photo sur mon bureau, à ma droite. Depuis mon fauteuil, je le pointai vers l'endroit habituel qui semblait convenir à mes visiteurs, c'est-à-dire une fenêtre, située juste en face de moi et dont on aperçoit les rideaux sur la photo. Mon ami aux émeraudes était là. Nous eûmes une longue conversation jusqu'à cinq heures du matin. Après son départ, je ne pus me reposer car il fallut que je termine mon travail. Ce fut donc une nuit blanche mais tellement enrichissante.
De nouveau, les années passèrent aussi vite que ma vie était intense et c'est en 1996 que je reçus la communication qui suit. J'étais en train de chercher le premier endroit sur lequel avait été installé la vie au début de l'humanité et, parallèlement, je tâchais de comprendre pourquoi les terriens ne parvenaient jamais à suivre un ligne de conduite éclairée. Mon ami me dit alors ceci: « Certains humains ont reçu une instruction naacale prodiguée par un grand prêtre blanc et or. Il y a eu beaucoup de chefs instruits mais ils se sont décalés des idées par rapport au libre-arbitre. Malgré la sagesse, ils n’ont pas tout vécu complètement. C’est pour cela qu’ils n’ont pas gagné la guerre. Tu sauras dire quand c’est faux et quand c’est vrai. Le temps ? Plus d’un million d’années. Il faut rentrer dans le rite de leur premier savoir pour connaître l’époque. C’était la même langue.
Tu as grandi depuis la première visite. Plusieurs lunes ont passé sans pensée vers moi. Sans me quitter cependant mais sans me parler. Ton cœur est resté pur dans la vérité. Tu vas trouver les choses que tu cherches. Tu seras parfois déçue aussi. Beaucoup de sages sont morts pour la vérité aussi. Tu seras aidée. La langue est un peu déformée mais tu vas la récupérer et la comprendre. Devant la vérité, le ciel sera déchiré. Un sage t’aidera et t’aimera. Mais la puissance lui manque. Tu lui feras confiance. Il deviendra ton ami et t’aidera. »
Ce fut à cette époque que je décidai de l'aider pour le sortir de son enfer personnel. J'avais avancé dans mon savoir et découvert de nouvelles facultés en moi pendant que d'autres, déjà existantes, se développaient. Parfois jusqu'à me faire peur. Dans un premier temps, deux objectifs s'imposaient: retrouver les tablettes puis la planète d'émeraude. En voyage astral, je sillonnai la Terre pour, finalement, informer leur légitime propriétaire qu'elles étaient en Europe, dissimulées dans une simple niche naturelle, en pleine montagne. Je n'ai vu personne auprès d'elles mais je n'y ai toutefois pas touché. Le temps n'était pas venu. Je partis ensuite dans le cosmos. Personne, parmi ceux auprès desquels je me suis renseignée, ne connaissait cette planète. Une fois, pourtant, j'ai cru m'y trouver. J'avais vu deux énormes piliers inclinés qui se rejoignaient à leurs sommets pour former une surface plane sur laquelle scintillait un splendide rubis. Les deux piliers, qui formaient une entrée, étaient en émeraude. Mais voici ce que l'on m'a répondu: « Connaissances et vérité, nous n'avons pas. Nous sommes honorés. Les portes te sont ouvertes mais nous ne pouvons pas t'aider. Nous espérons que tu trouves ce que tu cherches. Nous sommes honorés et merci de ta visite. »
J'ai finalement trouvé cette planète mais je me suis bien gardée de révéler le véritable but de ma venue. J'ai simplement profité de quelques échanges de banalités pour situer les tablettes. Elles se trouvaient dans une salle, soigneusement empilées entre les pieds d'un gardien assis à même le sol. De retour sur Terre, je lui proposai à mon ami, dans un premier temps, de lui ramener les tablettes européennes et, ensuite, de l'aider à regagner sa planète pour que soient enfin réunies les douze documents sous sa seule garde. Refus catégorique. Il était tellement traumatisé par les trahisons subies qu'il en voulait pas quitter son refuge. Je ne pouvais pas l'obliger. Il m'a fallu des mois et des mois d'explication, de réconfort et de persuasion pour le décider. Sans attendre, après avoir récupéré sans encombre les trois tablettes manquantes, je le pris par la main et nous nous rendîmes de concert sur sa planète. Nous arrivâmes directement dans la salle que je connaissais. Le gardien usurpateur se trouvait là mais, lorsqu'il me vit dans mon apparence astrale et ma lumière, il se sauva sans demander son reste. Je laissai alors mon ami chez lui, avec son trésor au complet pour regagner la Terre satisfaite et heureuse pour lui. Nous étions en 2005. Il allait bien lorsque je suis allé prendre de ses nouvelles peu de temps après et je sais qu'il va finir par oublier son calvaire.
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Plusieurs éléments apparaissent sur la photo mais mon ami se trouve dans le cercle le plus petit, en arrière plan. On ne distingue que sa tête. Ce genre de photo ne donnent pas toujours ce que l'on souhaiterait mais il est déjà bien d'obtenir ce résultat.
Au premier plan se trouve le livre du savoir tandis qu'un être casqué et couvert de bandelettes se livre à une tâche mystérieuse.
D'autres entités se trouvent sur ce cliché. Vous pouvez vous exercer à les trouver. |
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